Clélia Vuille, Marion Geisler

Clélia Vuille suit sa formation en danse contemporaine au Conservatoire de musique et danse Trinity Laban à Londres. Elle rejoint ensuite la compagnie Experiential dance avec des tournées en Angleterre et travaille avec des chorégraphes tels que Kerry Nicholls, Jeremy Nelson, Susan Sentler, Lizzi Kew-Ross, Chloe Aliyanni, Tara d’Arquian. En parallèle, elle poursuit ses recherches chorégraphiques et présente son travail en Suisse, Espagne et Angleterre notamment. L’interaction possible entre le corps et l’espace et le rôle de l’audience dans une performance sont des aspects qui l’intéressent particulièrement. Actuellement basée en Suisse, Clélia allie sa profession d’enseignante de yoga et ses projets artistiques.

Marion Geisler, née en 1992 à Lausanne, suit sa formation en danse contemporaine à Trinity Laban Conservatoire à Londres et obtient son Bachelor en 2014. Par la suite, elle danse pour diverses compagnies, notamment Amma Dance Theatre (UK), Cie Ex’Torsions (CH) et Levantes Dance Theatre (UK). De retour en Suisse, elle continue à travailler en tant qu’indépendante en parallèle à l’enseignement.

Usure d’espaces – performance

Appartement 11 au 1er étage

Usure d’espaces est une collaboration avec le projet d’architecture « Usure d’espaces ». Mêlant danse et architecture, il cherche à explorer l’histoire spatiale du lieu. L’appartement existant parle pour lui-même, il a beaucoup à raconter. Le projet veut célébrer et interroger l’usure et les métamorphoses de l’espace. Les interventions cherchent à aiguiser le regard du visiteur sur les traces, ces marques qui restent et expriment le vécu du lieu. Dans cet espace en période de transition, les deux danseuses interrogent le processus de détérioration et s’inspirent des traces du passé. Que raconte l’espace et qu’en reste-il ? Comment le mouvement, éphémère, parvient-il à laisser des traces, à user l’espace ? Elles invitent les visiteurs à visualiser les traces laissées par leurs gestes, à ressentir l’espace et l’usure du lieu due à la constante friction du corps en mouvement.

Sur le plan chorégraphique, elles s’intéressent aux mouvements à répétition jusqu’à la dégradation et l’affaiblissement causé par l’excès d’usage. Aux gestes précis qui dessinent et structurent l’air pour y laisser des traces presque tangibles. La danse s’inspire aussi des marques d’usures déjà visibles dans le lieu et interagit avec les installations.

La danse est accompagnée d’une installation sonore et les visiteurs sont libres de se déplacer et d’interagir avec l’environnement dans lequel ils évoluent.

Clélia Vuille, Marion Geisler
Clélia Vuille, Marion Geisler
Clélia Vuille, Marion Geisler
Clélia Vuille, Marion Geisler